Lorsque les visiteurs se présentent au débarcadère situé tout près des galeries de fuite de la centrale La Grande 2A, la question la plus fréquemment posée aux guides est la suivante: " Où est le campement ? ".. Les interprètes répondent généralement à cette interrogation en situant ceux-ci sur La Grande Rivière et en rappelant aux visiteurs le rôle qu'elle a joué dans le mode de vie des autocthones. Majestueuse, elle nous dévoile tous ses attraits et nous invite à la sillonner en bateau-passeur jusqu'au camp d'exploration G-68 à un demi kilomètre en aval des galeries de fuite.

Chaque personne qui arrive au pied de la rivière Utahunanis (Mosquito) cherche du regard un repère
qui éveillera en elle l'imaginaire de ce qu'elle connaît d'un camp d'exploration. Que ce soit un quai
qui servait de point d'amarrage aux hydravions, ou encore quelques tentes de toile qui surgissent dans
le décor immense de la taïga québécoise, c'est toujours avec une certaine fébrilité que le visiteur
recherche quelque indice qui lui permettra d'établir une assise visuelle avec ce campement d'exploration.

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Un site de forage permettant de faire des relevés géologiques...à quelques mètres de la baie d'Hudson

Les rares vestiges retrouvés lors du déboisement du site ne constituent pas des amers suffisants pour en faire des témoins significatifs de l'histoire et de l'importance du lieu. Les documents d'archives et les témoignages oraux des pionniers-explorateurs nous permettent toutefois de saisir toute l'ampleur et la portée des campagnes d'exploration de la fin des années 60 et du début des années 70. La présence d'équipes d'exploration d'Hydro-Québec sur le site du campement G-68 a été déterminante dans
la découverte de cette région de la Baie James et dans la collecte de données techniques d'ordre topographique, géotechnique et hydrologique du bassin de La Grande Rivière. Ces études ont mené au printemps 1972 à une décision de première importance, soit celle de débuter l'aménagement des rivières de la Baie James par La Grande Rivière plutôt que par les rivières plus au sud, connues sous l'appellation du complexe NBR, les rivières Nottaway, Broadback et Rupert. Bien que la documentation relative au travail des équipes d'exploration soit plutôt limitée pour certaines périodes, en raison sans doute des conditions précaires dans lesquelles ces équipes devaient oeuvrer le plus souvent, la mise en valeur du site se propose de relever le défi de l'interprétation par différents moyens visuels.


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L'exploration, c'est une foule de choses...

 

La suite de ce premier chapitre :

1.1 La rencontre du visiteur et de la ressource
1.2 L'esprit du lieu ou la conservation de la mise en valeur
1.3 La communication de l'objet de connaissance
1.4 Le contact avec la nature