3.3- Les repères d'interprétation

La présentation de la thématique est intimement liée à notre histoire d'eau dans le moyen-nord québécois. Il va sans dire que cette phase riche et complexe de 50 années d'histoire nous amène à mettre en lumière les aspects humains de cette vaste réalisation: habitats, conditions de vie, machinerie, personnages, loisirs, outillages, transport, présence des femmes sur les chantiers, etc. Ces repères apportent donc un élément nouveau dans l'éventail des informations de type technique, géographique ou historique avec lesquels les visiteurs ont l'occasion de se familiariser lors de leur passage à la Baie James.

Voici une scène qui s'est répétée à plusieurs reprises à l'occasion de la grande fête
organisée par la société Impregilo et Spino à l'intention de ses employés de LG 2.



Chargé des caisses de bières, un puissant camion Euclid 85 tonnes s'est amené à la
plage Mosquito où il fut accueilli joyeusement par tous les travailleurs...



Benjamin des trois en âge et en expérience, M. Gabriel Isabel n'est à LG 2 que depuis quelques semaines.Travaillant lui aussi chez Loram-Komo, cet ouvrier de 44 ans dit ne pas regretter son présent séjour près de la Grande Rivière. Il est originaire de Rimouski.
Âgé de 56 ans, M. Louis Horth travaille depuis quatre ans à la Baie James. Originaire de Paspéblac en Gaspésie, M. Horth est actuellement monteur d'acier chez Loram-Komo, la société qui exécute le contrat de percement de la centrale ouest, de LG 2. Lorsqu'on lui demande s'il se plaît à la Baie James, il se contente de répondre: "Tant qu'il y aura de l'ouvrage, cela va m'intéresser..."
M. Georges Roy, de Val d'Or, a 51 ans et est à l'emploi de Loram-Komo à LG 2. Il vit depuis trois ans à la Baie James, ayant pris successivement part à la construction de la route Matagami-La Grande et aux diverses phases du campement ouvrier de LG 2. "J'ai toujours travaillé dans le nord et j'aime ça", affirme cet homme qui a participé il y a quelques années à l'aménagement de la ligne de défense DEW dans les régions les plus septentrionales du pays.


Un pont de glace, c'est éphémère mais économique. Ces trois photos illustrent trois phases importantes dans sa contruction...
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À chaque jour, à l'aube et au crépuscule, on arrose le pont de glace. Sur notre photo, M. Gaston Le Houillier fore des trous de pompage à travers plus de 75 centimères de glace vive.
Dans un premier temps, on dispose, sur l'ensemble du tablier, dans le sens longitudinal, des troncs d'épinettes ayant huit mètres de longueur et au moins 10 centimètres de diamètre. Cette opération se produit à deux reprises : quand le pont a 37 centimètres et 72 centimètres d'épaisseur. Lorsqu'il atteint la cote 125 centimètres de hauteur, on dispose les billes dans le sens transversal et on monte le pont à son élévation finale de 175 centimètres. Cette armature de bois et de glace peut alors supporter une charge de 120 tonnes.
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Une fois la pompe installée, il ne reste plus qu'à arroser le pont de glace. M. Daniel Perrier actionne ici une des dix pompes. Lui et ses collègues effectueront cette tâche pendant trois heures consécutives, sous un froid de moins 40 degrés Celsius, afin d'ajouter une couche de glace vive uniforme sur le pont de glace. Cette opération devra être effectuée 70 fois.


Les repères d'interprétation sont conçus de façon à favoriser l'auto-apprentissage. La présence d'un guide accompagnateur ajoutera certes un élément dynamique à la visite des lieux mais elle ne sera pas essentielle pour permettre aux visiteurs de recréer le "climat humain" de la réalisation du Complexe La Grande. Les repères d'intreprétation, par le choix des matériaux, par leur dimension, par leur disposition, s'intégreront harmonieusement au décor naturel, laissant à la beauté du lieu toute la place pour charmer les visiteurs.

Pour des raisons d'ordre pratique, climat, budget, surveillance des lieux, etc, les repères d'interprétation ne pourront faire appel à tous les moyens interactifs de communication qu'offre la technologie moderne. Les résultats seront tout aussi efficaces. Les repères d'interprétation seront de trois ordres: les reconstitutions, les panneaux d'interprétation, les photographies.

Autres sections de ce troisième chapitre :

3.1 L'accueil des visiteurs
3.2 Hommage aux bâtisseurs d'eau
3.4 L'orientation et l'information