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Disposés à des endroits stratégiques
sur le site, rédigés dans un style alerte, abondamment illustrés
et émaillés de témoignages, les panneaux d'interprétation
permettront aux visiteurs de se familiariser avec divers aspects
de la vie quotidienne des bâtisseurs d'eau de la Baie James.
C'est une épopée de quelques 50 ans qui sera ainsi illustrée.
Depuis les premières missions d'exploration sur les rivières
de la Baie James, menées dans les années 50 par les équipes
techniques de la Shawinigan Water and Power Company, jusqu'à
la fin des travaux de la phase 2 de l'aménagement du Complexe
La Grande, c'est près d'un demi-siècle qui s'est écoulé.
Les thématiques des panneaux d'interprétation retenues sont
les suivantes:
1- Le Parc Robert-A.-Boyd/ Un hommage perpétuel aux bâtisseurs
d'eau de la Baie James.
2- Le Club Fémina.
3- Des outils de géants.
4- À quand mon tour?
Le
Parc Robert.-A.-Boyd
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Figure de proue de l'aménagement du Complexe hydroélectrique de La Grande Rivière, Robert A. Boyd a été président de la Société d'énergie de la Baie James (SEBJ) de 1972 à 1978.
Diplômé de l'École Polytechnique de l'université de Montréal, il a été le premier francophone à être engagé au siège social d'Hydro-Québec, en 1944, quelques mois seulement après la création de la Société d'État.
Il a été étroitement associé à tous les grands évènements qui ont marqué l'histoire d'Hydro-Québec depuis l'achat des distributeurs privés, des réseaux municipaux et des coopératives d'électricité, en 1963.
À titre d'exemples, il a participé à la création de l'intitut de recherche d'Hydro-Québec (IREQ) et dirigé les négociations qui ont précédé la signature du contrat de fournture d'électricité avec la Churchill Falls (Labrador) corporation. Le 9 août 1977, il a été nommé Président d'Hydro-Québec, poste qu'il a occupé jusqu'à son départ de l'entreprise, le 15 décembre 1981.
Pour sa remarquable contribution à l'aménagement des rivières de la Baie James, Robert-A. Boyd s'est vu décerner en 1981, le titre de «Construction's man of the year», par le prestigieux magazine américain l'Engineering News-Record.
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Le
club Fémina
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C'est en juillet 1974 que les premiers groupes de travailleurs féminins arrivent au chantier de La Grande 2. Leur présence tranforme la vie sur le chantier. Graduellement, elles en viendront à occuper de plus en plus de métiers traditionnellement «réservés» aux hommes.
Les femmes sont logées dans des dortoirs spéciaux fabriqués de quatre roulottes et comprenant onze chambres de deux personnes ainsi qu'une chambre réservée à la matronne qui veille à la bonne marche du dortoir qui lui est confié. Les femmes peuvent participer à toutes les activités sportives et récréatives du chantier mais l'accès, à la taverne leur est interdit. Aussi, afin de se doter de loisirs et d'activités plus conformes à leurs goûts, elles fondent le Centre social féminin qui deviendra plus tard le Club Fémina.
Toute travailleuse a accès au Club. Les hommes n'y sont admis que sur invitation et ils doivent en respecter tous les règlements sous peine d'en être exclus pour la vie. Le samedi, c'est la fête, l'occasion d'une soirée dansante. Même par les temps les plus froids, les hommes n'hésitent pas à faire la queue à la porte du Club Fémina, espérant qu'une âme charitable finira par les faire entrer.
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Des
outils de géant
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Les pelles diesel-électriques, fabriquées par la société MARION aux États-Unis ont été accouplées aux camions hors route modèle 777D de CATERPILLAR, fierté de HEWITT Équipement pour transporter les immenses quantités de matériaux qu'il a fallu déplacer pour ériger les principaux barrages du Complexe La Grande. Haute comme un édifice de quatres étages, la «Marion» pesait pas moins de 345 000 kilogrammes - 345 tonnes - sans compter un contrepoids de 30 tonnes. Son godet, d'une capacité de 15 verges cubes, pouvait charger un camion de 85 tonnes en moins de deux minutes et demie soit deux à trois fois plus vite que la plus puissante chargeuse disponible à l'époque.
On l'appelait Énergie. L'immense avion cargo de type Hercules L-120 était capable de transporter sur de longues distances des quantités impressionnantes d'équipement lourd et encombrant et de se poser en douceur sur des pistes de glace. Il pouvait transporter dans ses flancs des grands réservoirs de carburant et des équipement tels que camions, niveleuses et même, en les délestant de certaines pièces amovibles, des bulldozers de type D-8 ou TD-21. En permettant d'approvisionner plus rapidement et plus efficacement tous les chantiers éloignés du Complexe La Grande, le Hercules a joué un rôle stratégique dans l'ouverture de ce vaste territoire.
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À quand mon tour?
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Au plus fort des travaux, à l'été 1978 et à l'été 1979, près de 18 000 travailleurs oeuvraient sur tous les chantiers de la Baie James. Malgré la mise en place de quarts de travail et l'étalement des heures de repas, on ne pouvait éviter le phénomène des files d'attente que ce soit...
- à la cafétéria
- au bureau de poste
- à l'économat...
- au Club Fémina
- à l'aéroport, en attente de «l'oiseau bleu», l'avion aux couleurs de la SEBJ...
...ou encore pour téléphoner «à la maison» et prendre des nouvelles de la famille ou de la bien-aimée. |
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