Robert
A. Boyd

Robert A. Boyd est né à Sherbrooke en 1918. Diplômé de l'École Polytechnique de l'Université de Montréal, il a été le premier ingénieur francophone à être embauché au siège social d'Hydro-Québec, en 1944, quelques mois seulement après la création de la société d'État. Dès lors, il multiplie les efforts pour favoriser l'usage du français comme langue de travail.

En 1965, il est nommé directeur général d'Hydro-Québec. Il participe aux démarches qui conduisent à la création de l'Institut de recherche d'Hydro-Québec (IREQ). Il dirige les négociations qui mènent à la signature d'une entente d'approvisionnement à long terme sur la quasi-totalité de l'énergie produite aux chutes Churchill, au Labrador.

En 1972, le gouvernement du Québec le désigne commissaire responsable du projet d'aménagement hydroélectrique de la Baie-James. La même année, il est élu président de la Société d'énergie de la Baie-James (SEBJ), la filiale créée pour gérer la construction du grand complexe. On doit à ce leader des stratégies astucieuses afin que le Québec acquiert, à travers cet immense projet, de larges pans d'expertise qui lui vaudront plus tard sa renommée internationale. Sous sa gouverne, le projet traverse l'épreuve du saccage de la Baie-James (1974). Il participe à la signature de la Convention de la Baie-James et du Nord québécois, une entente historique conclue avec les communautés autochtones.

En 1977, Robert A. Boyd est nommé président d'Hydro-Québec. À Londres, en 1978, Boyd préside la signature d'une convention de crédit de 1 250 millions $US, l'irréfutable reconnaissance des milieux financiers de la qualité des projets hydroélectriques de la Baie-James. Avec la mise en service de LG-2 en 1979, avant l'échéancier prévu et à l'intérieur des budgets, Robert A. Boyd peut conclure : «mission accomplie!». Il quitte Hydro-Québec en 1981.

Il décède le 6 novembre 2006.

Prix et reconnaissances

Pour sa remarquable contribution à l'aménagement des rivières de la Baie-James, Robert A. Boyd s'est vu décerner en 1981, le titre de «Construction's man of the year», par le prestigieux magazine américain Engineering News-Record. Il a reçu trois doctorats honorifiques de l'Université de Montréal, de l'Université de Sherbrooke et de l'Université Concordia. Il a reçu l'Ordre du Canada des mains du gouverneur général, Edward Schreyer. Le 30 juin 2000, Robert A. Boyd inaugure à Radisson le Parc qui porte son nom.